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Hotchkiss 864 '51

€ 14.950

Référence ch1000
Marque Hotchkiss
Modèle 864 '51
Type berline
Année de construction 1951
KM 13721
Cylindrée 2312
Boîte de vitesses manuelle
Conduite conduite à droite
Prix € 14.950

First registration 1951

Production (probably 1948)

Benjamin Berkeley Hotchkiss (1826-1885) était un américain qui avait implanté en Europe une filiale de l'entreprise de construction d'armes et de munitions qu'il avait fondée en 1855. Il s'installa à Viviez, près de Rodez, pour fabriquer des étuis métalliques juste avant que n'éclate la guerre franco-prussienne de 1870. Deux canons croisés surmontés d'une grenade en feu, le tout entouré par un ceinturon fermé en boucle constitue cet emblème. Celui-ci est la copie presque conforme de l'insigne militaire des États-Unis de « l'Ordnance Department ».  L'usine de Saint-Denis fut inaugurée en 1875. Benjamin déposa de nombreux brevets et, à sa mort en 1885, il laissa une société prospère.

En 1902, tout en continuant ses fabrications militaires, Hotchkiss se lança dans la sous-traitance de pièces détachées pour l'automobile puis, en 1904, il construisit ses premiers châssis-moteurs de 20 HP. Le type E - de presque 18 litres de cylindrée - fut préparé pour la compétition.  Au Salon de Paris 1922, Hotchkiss lança l'AM 12 HP et adopta le slogan « La voiture du juste milieu » au milieu des années 1920. En fait, la marque ralliait les suffrages d'une clientèle bourgeoise aisée qui recherchait le confort et la discrétion.

À partir de l'automne 1925, sortit une nouvelle lignée de moteurs à soupapes en tête. Ces moteurs de 4 ou de 6 cylindres furent produits avec quelques évolutions techniques jusqu'en 1954 : le 4 cylindres 2,3 litres (13 CV) implanté dans la série des AM2 puis les 6 cylindres de 3 litres (17 CV) à 3,5 litres (20 CV) implantés dans les AM80.

À partir du Salon 1934, l'influence de l'aérodynamisme se fit sentir : calandre légèrement inclinée, malle intégrée et profilée. Ces carrosseries séduisirent par le classicisme et par la distinction de leurs lignes dans les concours d'élégance.  Après trois victoires de suite de la marque au rallye de Monte-Carlo (1932, 1933 et 1934), la 686 GS (Grand Sport) à châssis court équipée du nouveau moteur Paris-Nice apparaît au Salon 1935. Ce modèle remportera encore le rallye de Monte-Carlo en 19391, 1949 et 1950.

 Au Salon 1950, les deux modèles 864 S49 et 686 S49 « Artois » furent remplacés par les 1350 et 2050 « Anjou » qui conservaient la même mécanique mais adoptaient une nouvelle carrosserie.  Au Salon 1951, fut exposée l'Hotchkiss-Grégoire. L'ingénieur avait encore réussi à convaincre ! Son prototype, la Grégoire R, aux solutions techniques très modernes (moteur 4 cylindres à plat, 4 roues indépendantes, suspension à flexibilité variable et châssis en alliage léger) était aux antipodes de la tradition Hotchkiss. Le poids contenu et le Cx très favorables assuraient de bonnes performances et une consommation modérée. Mais l'industrialisation s'avéra coûteuse et difficile avec en plus un prix de vente élevé obligeant l'arrêt de la fabrication après 247 exemplaires produits. Cette aventure aggrava les difficultés financières d'Hotchkiss et peu après la fusion avec Delahaye fin juillet 1954, Hotchkiss abandonna la construction de voitures de tourisme. Le dernier modèle, la Monceau, carrossée par Chapron, avec le moteur de 20 CV ne sera jamais vendue.

  • Données techniques
  • Carrosserie
  • Longueur (cm)  : 482
  • Largeur (cm):  175
  • Hauteur (cm) : 155
  • Empattement (cm) : 292
  • Poids (kg) : 1440
  • Mécanique
  • Moteur : 4 cylindres en ligne 2312 cc, à l'avant
  • Soupapes : 8
  • Carburation : 1 carburateur
  • Boîte de vitesses :manuelle à quatre rapports
  • Transmission : aux roues arrière
  • Puissance maximum : 72 chevaux à 4000 t/m
  • Couple maximum :
  • Vitesse maximum : 126 km/h
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